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ARE : montant, durée, carence et dégressivité
L'allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE) ne se résume pas à un pourcentage du salaire : France Travail retient le plus favorable de deux formules (40,4% du salaire journalier de référence plus une partie fixe, ou 57% de ce même salaire), plafonne le résultat à 75% du SJR et le plancher à l'allocation minimale. S'y ajoutent une durée de droits calculée sur les jours calendaires de votre période d'emploi, une carence composée du délai d'attente de 7 jours et des différés liés à vos indemnités, et une dégressivité de 30% au 7e mois pour les allocations élevées avant 55 ans. Ce simulateur assemble ces règles selon votre motif de rupture, votre âge et votre parcours, y compris en cas de reprise d'activité à temps partiel.
Le taux de remplacement brut se situe le plus souvent entre 57% et 75% du salaire de référence : il est proportionnellement plus élevé sur les petits salaires, grâce à la partie fixe et à l'allocation minimale, et plus faible sur les hauts revenus, du fait du plafond de 75% et de la dégressivité. En net, l'écart se resserre, car l'ARE ne supporte que la CSG, la CRDS et 3% de retraite complémentaire, là où un salaire subit environ 22% de cotisations.
Une rupture conventionnelle ouvre droit à l'ARE au même titre qu'un licenciement : elle est considérée comme une perte involontaire d'emploi. Une démission simple, non. Deux exceptions existent : les démissions dites légitimes (suivi de conjoint, mariage ou Pacs, non-paiement des salaires, création d'entreprise…) et le projet professionnel validé par une commission Transitions Pro. À défaut, un réexamen du dossier reste possible après 121 jours de recherche d'emploi.
Trois délais s'additionnent avant le premier versement : un délai d'attente incompressible de 7 jours, un différé correspondant à votre indemnité de congés payés non pris (plafonné à 30 jours) et un différé spécifique si votre indemnité de rupture dépasse le minimum légal ou conventionnel (la part supra-légale divisée par 111,8, plafonnée à 150 jours, ou 75 jours en cas de licenciement économique). Au total, la carence peut atteindre 187 jours.
La durée correspond aux jours calendaires écoulés entre votre premier et votre dernier contrat sur la période de référence, multipliés par le coefficient 0,75 en vigueur depuis 2023. Elle ne peut être inférieure à 182 jours ni dépasser 548 jours (18 mois) avant 55 ans, 685 jours à 55 et 56 ans, et 822 jours (27 mois) à partir de 57 ans. Une dégradation de la conjoncture peut rallonger ces plafonds.