Web-Check
Saisissez l'adresse d'un site et obtenez en une page ce qu'il expose publiquement : adresse IP, certificat, DNS, en-têtes de sécurité, cookies, ports ouverts, technologies. Gratuit et libre.
Web-Check rassemble en une page tout ce qu'un site laisse voir de lui-même. Vous saisissez une adresse, et l'outil interroge les sources publiques : l'adresse IP et la localisation du serveur, la chaîne du certificat, les enregistrements DNS, les en-têtes de sécurité, les cookies déposés, les redirections, les ports ouverts, les technologies employées, l'historique dans les archives du web. Il sert à contrôler la configuration de votre propre site, ou à regarder de plus près une boutique en ligne avant d'y payer. Il est gratuit, sans compte et en anglais. Son code est libre, sous licence MIT, et son autrice, la développeuse Alicia Sykes, invite ceux qui l'utilisent beaucoup à l'installer chez eux.
Ce que l'analyse rapporte
| Rubrique | Ce qu'elle dit |
|---|---|
| Serveur et adresse IP | Où le site est hébergé, et quels autres noms partagent le serveur |
| Certificat SSL et TLS | Qui a délivré le certificat, jusqu'à quand il vaut, quelles versions de TLS sont acceptées |
| DNS | Les enregistrements du domaine, DNSSEC, la configuration des courriels |
| En-têtes et HSTS | Les protections que le site demande au navigateur |
| Cookies et redirections | Ce qui est déposé à la première visite, et par où passe l'adresse |
| Ports ouverts | Les services accessibles de l'extérieur sur le serveur |
| Technologies | Le logiciel du site, ses bibliothèques, son hébergeur |
| Réputation | La présence du domaine sur des listes de blocage ou de menaces connues |
Deux usages qui servent vraiment
Vérifier votre propre site. Après la mise en ligne d'un blog ou d'une boutique, l'analyse peut révéler un certificat qui expire bientôt, un en-tête de sécurité oublié ou un port laissé ouvert.
Se renseigner sur un site inconnu. L'âge du domaine, sa présence sur des listes de sites dangereux et l'hébergeur donnent des indices sur une boutique qui paraît trop belle. Aucun indice ne prouve à lui seul une arnaque : croisez-les avec les avis et les mentions légales.
Limites et confidentialité
L'instance publique peut limiter les requêtes et ne garantit aucune disponibilité. Pour un usage régulier, le logiciel s'installe sur un serveur personnel, par exemple avec Docker. Côté données, l'instance publique enregistre l'adresse analysée à des fins de statistiques, mais l'éditrice écrit ne conserver ni votre adresse IP ni les caractéristiques de votre appareil.
L'installer chez soi
Le code est publié sous licence MIT, et l'outil se déploie en une commande avec Docker, ou en quelques clics sur Netlify ou Vercel. Une installation personnelle évite les limites de l'instance publique. Trois contrôles demandent alors une clé d'API à fournir : les mesures de qualité de Google PageSpeed, les hôtes associés de Shodan et un whois plus complet. Les sous-domaines, eux, se lisent dans les journaux publics de transparence des certificats. Une API ouverte est prévue, mais la gestion des comptes était encore en développement lors de notre relevé.
Parmi les rubriques moins attendues, l'empreinte carbone estime ce que pèse le chargement de la page, l'historique des archives montre depuis quand le site est conservé dans les archives du web, et le classement mondial situe son audience. Une capture d'écran de la page d'accueil complète le rapport.
Sources
Questions fréquentes
Web-Check est-il gratuit ?
Oui, sans compte ni limite affichée, et son code est publié sous licence MIT. L'instance publique peut ralentir les utilisateurs trop gourmands : l'éditrice conseille alors d'installer sa propre copie, ce que Docker rend simple.
A-t-on le droit d'analyser n'importe quel site avec Web-Check ?
La plupart des informations sont publiques, mais certains contrôles sondent le serveur. L'éditrice demande de ne pas analyser un hôte sans autorisation. Réservez l'analyse complète à vos propres sites.
Web-Check peut-il dire si un site est une arnaque ?
Pas à lui seul. Il montre des indices, comme un domaine très récent ou une présence sur des listes de sites malveillants, qui invitent à la prudence. Les avis de clients et les mentions légales complètent le tableau avant un achat.