Ce que gagne un salaire brut en net, ce que coûte un crédit, ce que rapporte une option fiscale : chaque simulateur applique les barèmes en vigueur et détaille son calcul, pour vérifier avant de décider.
Ce que gagne un salaire brut en net, ce que coûte un crédit, ce que rapporte une option fiscale : chaque simulateur applique les barèmes en vigueur et détaille son calcul, pour vérifier avant de décider.
ARE : montant, durée, carence et dégressivité
L'allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE) ne se résume pas à un pourcentage du salaire : France Travail retient le plus favorable de deux formules (40,4% du salaire journalier de référence plus une partie fixe, ou 57% de ce même salaire), plafonne le résultat à 75% du SJR et le plancher à l'allocation minimale. S'y ajoutent une durée de droits calculée sur les jours calendaires de votre période d'emploi, une carence composée du délai d'attente de 7 jours et des différés liés à vos indemnités, et une dégressivité de 30% au 7e mois pour les allocations élevées avant 55 ans. Ce simulateur assemble ces règles selon votre motif de rupture, votre âge et votre parcours, y compris en cas de reprise d'activité à temps partiel.
Sur une carrière continue, laissez « étalés sur » égal aux mois travaillés. Pour des CDD ou missions d'intérim entrecoupés, indiquez le nombre de mois entre le début du premier contrat et la fin du dernier : c'est lui qui fixe la durée des droits. Période de référence pour votre tranche d'âge : 24 mois.
« Supra-légales » = la part de votre indemnité de rupture qui dépasse le minimum légal ou conventionnel. Laissez 0 si vous n'avez touché que le minimum. Les deux dernières cases simulent un cumul ARE + activité reprise : pour un salarié, saisissez le brut mensuel ; pour un micro-entrepreneur, saisissez le chiffre d'affaires, dont France Travail retire un abattement forfaitaire pour frais professionnels avant tout calcul.
Aucune CSG ni CRDS n'est prélevée ici : votre allocation journalière reste sous le SMIC journalier (environ 59 €), seuil en dessous duquel la loi interdit ces retenues.
Estimation indicative fondée sur les paramètres Unédic d'avril 2026 : partie fixe 13,18 €, allocation minimale 32,13 €/jour, seuil de dégressivité 92,57 €, diviseur du différé spécifique 111,8. Les allocations n'ont pas été revalorisées au 1er juillet 2026. Ne sont pas modélisés : les périodes de maladie ou maternité déduites du calcul, les annexes 8 et 10 (intermittents), le CSP, les allocataires de Mayotte et le maintien des droits jusqu'à la retraite. Seule France Travail détermine vos droits réels.
Le taux de remplacement brut se situe le plus souvent entre 57% et 75% du salaire de référence : il est proportionnellement plus élevé sur les petits salaires, grâce à la partie fixe et à l'allocation minimale, et plus faible sur les hauts revenus, du fait du plafond de 75% et de la dégressivité. En net, l'écart se resserre, car l'ARE ne supporte que la CSG, la CRDS et 3% de retraite complémentaire, là où un salaire subit environ 22% de cotisations.
Une rupture conventionnelle ouvre droit à l'ARE au même titre qu'un licenciement : elle est considérée comme une perte involontaire d'emploi. Une démission simple, non. Deux exceptions existent : les démissions dites légitimes (suivi de conjoint, mariage ou Pacs, non-paiement des salaires, création d'entreprise…) et le projet professionnel validé par une commission Transitions Pro. À défaut, un réexamen du dossier reste possible après 121 jours de recherche d'emploi.
Trois délais s'additionnent avant le premier versement : un délai d'attente incompressible de 7 jours, un différé correspondant à votre indemnité de congés payés non pris (plafonné à 30 jours) et un différé spécifique si votre indemnité de rupture dépasse le minimum légal ou conventionnel (la part supra-légale divisée par 111,8, plafonnée à 150 jours, ou 75 jours en cas de licenciement économique). Au total, la carence peut atteindre 187 jours.
La durée correspond aux jours calendaires écoulés entre votre premier et votre dernier contrat sur la période de référence, multipliés par le coefficient 0,75 en vigueur depuis 2023. Elle ne peut être inférieure à 182 jours ni dépasser 548 jours (18 mois) avant 55 ans, 685 jours à 55 et 56 ans, et 822 jours (27 mois) à partir de 57 ans. Une dégradation de la conjoncture peut rallonger ces plafonds.
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